Au-delà des traditionnels concours de fabrication boulangère ou pâtissière, des prix promeuvent chaque année l’entrepreneuriat. Ces derniers s’adressent aussi aux artisans, car créer, reprendre ou développer une affaire, requiert un engagement et une prise de risque, susceptibles d’être distingués par un jury. Souvent généreusement dotés, ces concours sont également l’occasion de parler et faire parler de son projet. Un coup de pouce et de projecteur bienvenu ! Sacrée « Artisan de l’année » du concours Stars & Métiers 2019, Fabienne Youyoutte a créé l’enseigne « Désirs du Palais » en Guadeloupe en 2005. Au démarrage, elle n’a pas hésité à « candidater à des concours pour glaner un peu de trésorerie à réinvestir en équipement ». Une démarche toujours d’actualité : « Un concours permet de récupérer des fonds pour avancer et se développer », note l’entrepreneuse qui y voit encore « une opportunité de valoriser ses produits et son territoire », à destination d’un large public, et de communiquer auprès de sa clientèle, avec un trophée à afficher en boutique.

Expérience enrichissante

Fondatrice de la boutique « Au cœur de la mie » à Recloses (77), Isabelle Bielikoff a été lauréate du Trophée Créatrices d’Avenir (catégorie audace), piloté par l’association Initiative Ile de France, pour son projet de boulangerie rurale, créatrice de lien social : « Une reconnaissance professionnelle qui m’a confortée dans mon idée, avec 4 000€ de dotations et un package médias à la clé », indique la cheffe d’entreprise qui a depuis ouvert une seconde adresse dans un village voisin et gagné une 2e récompense, le prix des Entrepreneuses 2020 de l’association FORCEfemmes, visant à mettre en lumière des entrepreneuses de plus de 45 ans. « Ce prix a été l’opportunité de rencontrer des acteurs de divers milieux : une expérience très enrichissante », relève la boulangère qui a du « pitcher » (ou présenter) son projet en trois minutes devant les jurés : « un exercice complexe ».

Dossier à monter

De fait, concourir à un prix requiert le montage d’un dossier de candidature et une préparation suivant les épreuves au programme. Initié en 2003 par Grands Moulins de Paris, le concours des jeunes entrepreneurs (CJE) en boulangerie accompagne ses participants dans leur projet d’installation. Sélection sur dossier puis épreuves (orale, technique, commerciale) sur deux jours. Car en plus du savoir-faire, un bon boulanger se distingue par son « savoir vendre, savoir gérer et savoir manager », rappelle Eric Collavini, directeur transactions et financements chez GMP.

Candidatures ciblées

Porteur de projet innovant ou responsable, jeune ou senior, femme ou homme, en zone rurale ou en quartier prioritaire, à l’échelle nationale ou locale… A chaque profil d’entrepreneur, son concours dédié, porté par des organismes consulaires, des banques (BPI) ou des acteurs de l’économie sociale. Optimisez vos chances en ciblant au mieux vos participations et en candidatant dans les délais.

Organisé par GMP, avec l’École de Boulangerie et de Pâtisserie de Paris, le concours des jeunes entrepreneurs en boulangerie comprend une soutenance orale. Prochaine édition prévue en 2021.

Liens (concours) :

Concours GMP : www.concoursboulangerie-cje.com

Ile de France : https://www.creatricesdavenir.com/

Auvergne-Rhône Alpes : https://www.concours-initiativeofeminin.fr/

Pays de la Loire : https://www.entrepreneuresdetalent.com

Quartiers prioritaires : www.talentsdescites.com

Chambre des métiers et de l’artisanat : www.starsetmetiers.fr

Entreprise altruiste : https://www.profitfornonprofitawards.com/

Concours soutenus par la BPI : https://bpifrance-creation.fr/encyclopedie/financements/concours-a-creation-dentreprises/concours-nationaux-a-creation-ou-reprise

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Barbara Guicheteau