A l’heure du bien-manger, les crèmes, biscuits et barres chocolatées industrielles ont mauvaise presse. Ce qui ne les empêche pas de conserver leur attrait sur les (jeunes) consommateurs et rappeler des souvenirs à leurs parents. Si les revisiter à la manière artisanale, avec des ingrédients de qualité, ne date pas d’hier, la tendance ne faiblit pas, surfant sur le renouveau du « goûter ».

Moins d’additifs

Pour preuve : le BB de Lyon, clin d’œil à une célèbre double barre chocolatée façon fingers, star des cours de récré. Efficace, le concept a été revu à quatre mains, avec une barre signée du chocolatier Philippe Bernachon (pâte à tartiner noisettes du Piémont, caramel au beurre salé) et l’autre, de son confrère Sébastien Bouillet (caramel passion, praliné feuilleté).

B.B de Lyon Sébastien Bouillet & Philippe Bernachon

Repérées également : les barres ultra-gourmandes à la cacahuète, à la noix de coco ou au caramel, généreusement enrobées de chocolat, chez Jacques Génin, Lenôtre ou Pierre Marcolini, les mikados bio sans gluten ni lactose signés de la pâtisserie Foucade Paris ou les oursons maison à la guimauve de la chocolaterie Sandrine Chappaz (38).

Barres Jacques Génin

Barres chocolatée Lenôtre

Mikados bio Foucade

Barres

Pionnier de ce retour en enfance, le pâtissier grenoblois Thierry Court continue à s’inspirer des grands classiques industriels, avec moins de sucre et d’additifs. L’une de ses dernières créations en date ? Un biscuit sablé, coiffé d’une tartelette framboise, praliné amande et maïs grillé, baptisé… « P’tit cancre » !

Barbara Guicheteau