Officiellement, déguisements et confettis devraient être conscrits au 4 mars, date du Mardi Gras. En réalité, la fête bat déjà son plein à Dunkerque (59) depuis le Bal des Givrés du 1er janvier. Et elle commencera à Nice (06) – autour du thème de la Gastronomie - le 14 février. Même si vous n'exercez pas dans ces villes emblématiques du Carnaval, vous avez donc devant vous quelques semaines d'excentricités à exploiter !

Idée 1 : Grimez ! Le Carnaval est avant tout associé au déguisement : une fois costumé, le « carnavaleux » peut oser toutes les fantaisies puisque personne ne le reconnaît… • Transformez votre boutique, ou au moins votre vitrine : serpentins, confettis, parapluies, plumeaux, boas, masques… Tous ces accessoires colorés attirent le regard et introduisent l'ambiance de fête. • Lancez un concours interne pour que votre personnel de vente ose l'accoutrement le plus extravagant (dans la limite de la compatibilité avec ses fonctions !). C'est le moment ou jamais de se faire remarquer, par les enfants, leurs parents et tous les clients déprimés par la crise auxquels vous ne manquerez pas d'arracher un sourire !

A Dunkerque aussi, le Carnaval est une institution.

Idée 2 : Sortez les spécialités ! • Vous n'échapperez pas au gras, sorte de signature culinaire du Carnaval : en février-mars, il est temps de confectionner beignets, bugnes, ganses, etc. Voire de les aromatiser, comme la boulangerie Espuno à Nice, à la fleur d'oranger. • Vous pouvez également travestir vos produits pour les mettre dans le ton. À Dunkerque, David, boulanger au Bon Pain de France, sera le seul à confectionner le « Zizi de ma tante » (voir encadré). En outre, il a pris l'habitude de décorer ses classiques avec de petites figurines de Carnaval. Un détail festif facile à mettre en place !

Idée 3 : Festoyez ! Dans le Nord, la tradition veut que les carnavaleux convient leurs amis dans des « chapelles », pour se sustenter avant le défilé. • À Dunkerque, Philippe Deblock reçoit chaque année les Tambours Majors devant sa boutique, pour fêter l'Épiphanie et présenter sa collection de fèves de Carnaval. À cette occasion, il installe un petit bar et régale les convives ! • De la même manière, vous pouvez monter un petit buffet sur le trottoir le jour de la cavalcade de votre ville ou vous rapprocher des écoles qui organisent un défilé, pour faire découvrir vos produits aux enfants déguisés. • Comme Sylvain Bultel, de la boulangerie Epi et chocolat à Grand Fort Philippe (59), rapprochez-vous des associations carnavalesques. Lui met en vente les tickets d'entrée pour les bals et en fait gagner. D'autres organisent des animations conjointes. En discutant avec les carnavaleux de votre région, nul doute que vous trouverez un terrain d'entente !

Dunkerque et ses TamboursMajors, qui paradent devant  la boulangerie Deblock pourl'Epiphanie.

Idée 4 : Jouez ! • À Dunkerque, David a finement monté son opération de Carnaval : « J'organise une tombola durant les sept semaines de fête, explique-t-il. Mais je ne réalise le tirage au sort qu'au mois d'octobre suivant : je loue une salle pour que tous les participants puissent y assister et j'en profite pour exposer ma gamme de produits de Noël. » Ou comment faire rimer commercial avec convivial… • Encouragez vos clients à participer à la fête, en offrant par exemple un beignet ou un sandwich de Carnaval à ceux qui viendront déguisés. Afficher leur photo en vitrine ou la poster sur votre page Facekook (avec leur accord) vous permettra en outre d'animer votre boutique !

« Le Zizi de ma tante », spécialité carnavalesque

Marie-Agathe, comtesse de Rosendaël et Josie, comtesse de Malo, présentent leurs gourmandises. Ces deux carnavaleux ont décidé d'ajouter un peu de piment au Carnaval avec des créations culinaires… osées. « L'an passé, nous avons imaginé la "crotte de Malo", un sablé au sirop de violette saupoudré de vermicelles verts, surmonté d'une ganache à la pâte de spéculoos, chocolat noir, poudre d'amande et éclats de noisette, explique Frédéric Ceravolo, alias Marie-Agathe. Pour 2014, notre spécialité sera le « Zizi de ma tante », une meringue à la violette pailletée, avec une pointe de crème au beurre, décorée d'un zizi en chocolat. » Le délirant duo confie la fabrication et la vente de ses produits à une boulangerie, mais prend en charge la communication qui l'entoure. « Nous avons imprimé 17 500 flyers, 10 000 autocollants et 2 000 a ffiches », reprend Marie-Agathe. L'année dernière, la boulangerie en charge des crottes de Malo en aurait écoulé plus de 1 000 durant le Carnaval…

par Cécile Rudloff (publié le 21 février 2014)